De simple moments de ma vie mis bouts à bout. Quelques brides de mes états d’âmes. Des coups de cœur, des coups de gueule, pourquoi pas des échanges. Un homme, un père, un fils et ceux qu’ils croisent.
Elles me poursuivent. Je me demande vraiment pourquoi je les trouve toujours dans mes pattes. Dans le métro ou le bus aux heures de pointe, au milieu du passage piéton alors que le feu est vert pour les voitures, à 30 Km/h sur les nationales et 90 sur l’autoroute. Oui les vieilles rombières, râleuses, chipoteuses me collent à la peau. Même ici, en vacances, j’en ai une dans l’appartement d’à côté.
Ce matin, réveil 10 heures et des brouettes, j’ouvre le volet du studio. Mon ZouZou est encore couché dans le canapé ou il a établis ses quartiers pour la nuit. Je tourne, je tourne la manivelle très mal placée dans l’angle derrière la TV, le volet arrive enfin en haut, et là une voix nasillarde dit : « Hep petit, viens donc par ici »
Hein, que, quoi ? C’est à mon fils qu’elle s’adresse sur ce ton la momie ? Attention un PpP au réveil, ça peu être mauvais, il vaut mieux y aller avec le dos de la cuillère. Et si il s’agit de son fils n’en parlons pas, il mords le PpP.
Bref mon fils, docile, va voir ce que veux cette charmante dame (ironique) et lui demande ce qu’elle veut. La elle lui demande si c’est lui qui a enlevé toutes les piques qui sont devant sa terrasse. Et qu’il faut qu’il comprenne qu’il ne doit pas le faire, parce que sinon les chats viennent faire leurs besoin chez elle, et que ça ne sent pas bon. Qu’elle a tout essayé, les répulsifs en tout genre, les cris, les coups de balais, mais que rien ne marche… à part cette barrière de piques. En un mot, cette adorable vielle personne (toujours ironique), c’est fait un camp retranché avec son appartement de vacance. Elle se planque derrière des piques à brochettes, placé comme dans le camps Romain, afin de ce protéger de l’envahisseur félin. Vous voulez pas que je vous tende quelque mètres de barbelés et que je creuse un fossés ?
Je suis donc intervenu très calmement mais je pense suffisamment clairement après de cette amour de voisine (ironique vous croyez ?) pour lui expliqué que mon fils était assez grand et assez intelligent pour ne pas faire ça, bien qu’il me paraissait logique à moi d’enlever ses espèces de piques susceptible de blesser un enfant jouant auprès de chez elle. Puis nous somme retourner prendre notre petit-déjeuner, sans plus parler d’elle, la regardant partir en ronchonnant.
Ca a du bon les vacances, en temps normal, je ne suis pas certain que cette petite agression au réveil aurait fini aussi tranquillement…