De simple moments de ma vie mis bouts à bout. Quelques brides de mes états d’âmes. Des coups de cœur, des coups de gueule, pourquoi pas des échanges. Un homme, un père, un fils et ceux qu’ils croisent.
Pourtant demain, mon appartement ne sera plus la tanière d’un PpP mal léché, du moins pas le temps du week-end, et lundi mon ZouZou est de retour. Ce n’est pas top si mon appart ressemble à celui que décrit « Grand Corps Malade » dans sa chanson, il faut vraiment que j’agisse avant demain soir.
Mais je tourne en rond. J’ai attaqué ma journée au ralenti, voir encore moins vite, limite zombi mais le zombi dansant de « Thriller », non le vrai zombi moue. Heureusement une pause déjeuné dynamique à remis les pendules à l’heure. En plus ma collègue est en week-end ce soir, donc elle avait la pèche.
Je ne sais pas ce qui avait dans l’air aujourd’hui, mais, avec presque tous les gens que j’ai croisé au boulot, j’ai entendu des histoires d’hommes, de femmes, de célibataires, de couples. Ce fut un des sujets le plus discuté dans mon bureau. Ma pauvre apprentie, du haut de ses dix-huit ans dans une semaine, a bien du mal à comprendre le cynisme de ma collègue et moi, quand l’amour et au couple.
Je suis un mec éternellement insatisfait, je voudrais toujours faire mieux et résultat… je ne suis jamais content de moi. Ce soir ce sentiment porte sur ma vie, sur mes amours.
J’ai envie d’aimer, j’aime … mais la situation n’est pas facile.
La vie de couple ne me tente pas, je crois que je ne suis toujours pas prêt à partager mon espace. « J’aime » pourvoir quitter mon appart avec mes chaussures ou des fringues qui trainent partout parterre au milieu de la pièce. J’apprécie de me faire à manger quand j’ai faim et pas parce que c’est l’heure, de manger ce que je veux même si ça fait trois soirs que je me fais des steaks/frites. L’idée de liberté, de ne pas rendre de compte, de faire ce que l’on veut quand on veut, de voir ou de ne pas voir de monde, sans penser aux conséquences. Bref vivre seul c’est bien.
D’un autre coté, comme tout le monde, j’ai besoin d’avoir quelqu’un. Il ne se passe pas un jour sans que j’aie envie d’avoir ma chérie dans mes bras à un moment ou un autre. Avoir cette présence pour des petits riens, pour cuisiner à quatre mains, partager un repas, un câlin, un éclat de rire, une balade main dans la main, un resto en amoureux, et plus si affinité.
Seulement quelque chose au fond de moi m’empêche d’exprimer ces envies, cet amour. Je crois même que ce quelque chose m’empêche même de les ressentir, sauf en quelques occasions, comme ce soir. J’apprécie pourtant tout ces moments à deux, j’en veux plus.