De simple moments de ma vie mis bouts à bout. Quelques brides de mes états d’âmes. Des coups de cœur, des coups de gueule, pourquoi pas des échanges. Un homme, un père, un fils et ceux qu’ils croisent.
Au milieu de tout ça, il y a tout le monde, il y a moi.
Moi, mes doutes, mes besoins, mes rêves et mes envies.
Envie de quoi ? Envie de toi, d’elles, de vivre simplement.
Simplement vivre une vie que j’évite depuis tant d’années.
Années passées, années futures, toutes me rattrapent aujourd’hui.
Aujourd’hui, rattraper le temps perdu n’est pas une chose facile.
Facile de tout perdre, de me perdre mais ce serait mieux si je me retrouver.
Retrouver ma confiance, ma joie et surtout mon reflet dans le miroir.
Miroir de mon âme en peine car je me rends compte que je n’assume pas.
Pas à pas, pas de loups, a pas feutrés je prends ma vie en main.
Mains tendues vers quoi ? Il y a tant de monde, et je passe a côté.
Coté pile, coté face, je tourne le dos pour éviter d’affronter les regards.
Regards qui me perturbe, et m’enferment encore plus chaque jours.
Jours après jours je voudrais me mettre en danger, affronter le premier contact.
Contacts difficiles, qui pourtant une fois passé, laissent la place à ma personnalité.
Personnalité brisée par cette peur de mal faire lors d’une première rencontre.
Rencontre évitées pour ne pas me mettre en danger, pour ne pas rougir de mes hontes.
Hontes stupides, inutiles mais qui me bloquent à chaque rencontre.
Rencontres que je m’interdis, regardant le monde tourné sans oser l’arrêter.
Arrêter d’être figé, arrêter de ne pas saisir l’instant, même le temps d’un week-end.
Week-end que je prends, seul au départ à la gare, vers la mer et le soleil.
Soleil qui j’espère m’ouvrira les yeux dans le temps de ce week-end.