De simple moments de ma vie mis bouts à bout. Quelques brides de mes états d’âmes. Des coups de cœur, des coups de gueule, pourquoi pas des échanges. Un homme, un père, un fils et ceux qu’ils croisent.
Une chose très relative que le temps, parfois les secondes peuvent devenir des heures, parfois l’inverse.
Suivant la situation, on apprécie d’autant plus. Je ne sais pas pourquoi le temps ce joue de nous, quand on veut profiter au mieux d’un moment, le temps s’accélère. Je prendrais pour exemple tous mes week-ends à Bordeaux, le dernier n’est pas une exception. Chaque fois que je vais là-bas, à peine arrivé qu’il faut partir, alors que les week-ends seul chez moi s’éternisent.
Les mois, les années, c’est pareil. Depuis la naissance de mon fils, je trouve que le temps c’est encore plus accéléré et depuis la séparation, du fait de l’alternance, les semaines sont élastiques. L’arrivé des beaux jours va aussi intervenir dans ce jeux que nous joue le temps. Les semaines de boulot, a voir le soleil par les fenêtres, vont devenir longues, tandis que les week-ends autour de grillades, d’apéros et de sorties, vont filés plus vite que tout.
On est le 22 mais, je me suis réveillé ce matin avec cette date en tête. Pour moi qui ne suis pas un accro du calendrier ou de l’agenda ce n’est pas normal. J’ai mis un moment à savoir ce que pouvait représentait cette date…
L’impatience d’aller à la fête de la musique, non, il pleut toujours ce jour là. Le fait que nous partions en week-end mon fils et moi, non plus, on en parle tous les jours depuis quelques semaines vu que c’est une occasion importante. En regardant vers l’avenir, je ne vois rien par rapport à cette date, j’ai plusieurs trucs de programmés pour les semaines, les mois à venir, mais rien en lien avec aujourd’hui.
Je me suis tourné vers le passé, cherchant désespérément une date d’anniversaire que je ne connais pas (j’avais madame pour me rappeler les dates importantes). Grrrrr, ça me fatigue de ne pas avoir de mémoire, de ne me souvenir d’aucune date, c’était handicapant pendant les cours d’histoire, mais ça l’est encore aujourd’hui.
Mais ça a fini par faire tilt… Un mois, c’est long, ca passe super vite en même temps. Il y a un mois j’ai accepté de ne plus me prendre la tête, de vivre ce que j’avais à vivre, de profiter du meilleur en laissant le reste hors de ma vie, volant de tout petits moments au fil des semaines. J’ai malgré tout toujours des manques, j’en voudrais souvent plus, j’en attends plus.
Je ne sais pas ce que me réserve l’avenir. Moi qui suis un enfant unique, je ne suis pas habituer à être patient, j’aime avoir tout, tout de suite, et me lace tout aussi vite. J’ai peu de chose en ce moment, j’aime assez la patience qui m’habite car je sais que j’apprécie le peu que j’ai, que je n’ai pas envie de le perdre. Pourquoi ? C’est vrai qu’il y a des jours ou j’enverrai tout péter, pour avoir autre chose, et en profiter de suite. Ca arrivera peut-être, surement même, car je ne suis pas patient, car la vie joue avec moi comme avec tous les mondes.
C’est amusant que ce jour représente quelque chose pour moi, je suis seul face à cette date, je pars dans quelques minutes pour le week-end, et j’avais besoin de poser mes mots pour cette date, pour ce mois.