De simple moments de ma vie mis bouts à bout. Quelques brides de mes états d’âmes. Des coups de cœur, des coups de gueule, pourquoi pas des échanges. Un homme, un père, un fils et ceux qu’ils croisent.
Il y a quelque temps, j’ai décidé de reprendre ma vie en main, de faire table rase du passé.
Pas si simple que ça en fait. L’esprit toujours embrumé, le cœur dans le vague, les hormones ternis mais toujours présentes (c’est de saison), j’essais d’avancer.
Quelques moments partagés, des regards de l’un, de l’autre dès la première rencontre. Au fil des rencontres, ces regards deviennent plus explicites, des ouvertures se créent, mais non, je ne veux pas. Des conversations msn ouvrent la porte à d’autres discutions, à certains délires amenant le trouble.
Un soir cafard, de mauvaise humeur, pour me vider la tête, ce sera ciné à la séance de 22 heures et en attendant je broie du noir. Alors que le temps passe trop lentement, msn (encore lui) clignote en bas de mon écran. C’est parti, on parle de tout et surtout de rien comme souvent avec ce média, je garde un œil sur l’heure car même si je passe un bon moment, je veux me faire mon ciné.
La séance est dans 40 minutes quand je lance un : « Tu fais quoi ce soir ? ». A l’énoncé d’un pas grand-chose, j’ose : « Tu saute dans un jeans et tu me rejoins ? ». La conversation ce clôt la dessus pour des retrouvailles dans une salle obscure.
Sortie du ciné, elle, adossé à la portière de sa voiture, tout est possible. Je le sens, je le sais, j’en ai envie mais ce ne sera que deux bises. Je rentre, je m’en veux, j’ai envie d’hurler pour évacuer ma bêtise.
Le week-end ce passe, je suis invité à deux soirée pourtant je décline l’invitation étant déjà engagé ailleurs. Au final des dizaines, voir des centaines de texto échangés faisant réagir aussi bien les gens de mon entourage que ceux du sien.
Aux vues du nombre de fois ou nous avons tapé sur les touches de nos téléphones, nous nous organisons un petit rendez-vous gastronomique. Une soirée très agréable, qui c’est poursuivie tard dans la nuit, nos deux voitures garées l’une à coté de l’autre.