De simple moments de ma vie mis bouts à bout. Quelques brides de mes états d’âmes. Des coups de cœur, des coups de gueule, pourquoi pas des échanges. Un homme, un père, un fils et ceux qu’ils croisent.

Encore un vendredi soir trop tranquille chez moi ou je glande pendant que Zouzou dort impassible dans sa chambre.
Alors que je découvre qu’il existe un groupe faceprout « En manque d’affection », que je ne vais pas rejoindre.
Que je me demande pourquoi ne pas le rejoindre moi aussi.
Que je m’interroge sur l’envoi d’un texto ou d’un msn, qui serait plus explicite pour illustrer mon envie de partage.
Que j’attends cette réponse (je ne peux pas la deviner et ne peux plus insister), qui permettrait de faire une pas de plus dans une direction ou une autre, je sors mon briquet, m’offre ce qu’il faut pour avoir le sourire facile et m’installe devant la TV.
Il est un peu plus de minuit et je rigole comme un benêt, seul devant des personnages extrêmement bavards, des intrigues abracadabrantes et parfois scabreuses, des cascades, et des scènes surréalistes. Une combinaison d'éléments comiques, satyrique et dramatiques dans laquelle je m’identifie parfois au personnage principal. Son incompétence notoire en matière de relations humaines me fait pleurer de rire… comme la mienne.
Un nouvel épisode et ces mots, écrit sur un blog aujourd’hui disparu, m’ont fait tilt : « Je t’appellerais de temps en temps pour que tu n’oublie pas de m’oublier ».
Une phrase conne, incongru, malvenue et pourtant tellement vraie qu’il n’est pas difficile de ce retrouver dans le rôle de celui qui doit se faire oublier, comme dans celui qui doit oublier.
Allez, un extrait vaux mieux qui des mots et surtout très significatif... mais c’est surtout plus drôle.