De simple moments de ma vie mis bouts à bout. Quelques brides de mes états d’âmes. Des coups de cœur, des coups de gueule, pourquoi pas des échanges. Un homme, un père, un fils et ceux qu’ils croisent.

Alors que je suis posé tranquille sur mon lit, mon ordi ouvert devant moi, le chat vient se caler au chaud. Instinctivement, on trouve nos places, une patte se pose, une main se pose à son tour…
Des ronronnements se font entendre, je lui fais un peu plus de place, il est détendu offert aux caresses. Au milieu du calme que l'on partage, je regarde ma main et me pose une question ...
Une question avec, pour une fois peut-être une réponse. Les chats ne s'en plaignent pas, et ce n'est pas le premier que j'ai. Mais que valent mes mains ?...
Depuis toujours, c'est la seule partie de mon corps que j'aime vraiment. Longues, fines, pas trop abimées par les quelques époques de ma vie ou j'ai été un manuel, je dois avouer que j'aime en jouer.
J'aime palper, j'aime chatouiller, j'aime caresser, pourtant jusqu'à il y a encore un peu plus de deux ans, c'était devenu "un problème".
Tu es chiant PpP ! me répétait-elle chaque fois que je la touchais.
Aujourd'hui c'est un plaisir que je redécouvre... Je ne peux m'empêcher d'être parfois inquiet d'en faire trop, je demande régulièrement si ça gêne et tant que la réponse est non, je pince, je palpe, je touche, je chatouille, je caresse, oui j'ai les mains baladeuses et j'aime ça.
Suivre et dessiner la courbe d’une épaule du bout des doigts, descendre ou remonter le long d’un dos avec juste ce qu’il faut d’ongle, reproduire le galbe d’un sein avec le dos de la main avant de venir glisser à plat jusqu’au nombril ou plus bas…
Oui, je pense que mes années d’entrainement avec mes chats (je n’ose pas dire le mot, mais c’était des filles), font que mes caresses plaisent. Maintenant, il faudrait que je demande confirmation aux personnes concernées…