De simple moments de ma vie mis bouts à bout. Quelques brides de mes états d’âmes. Des coups de cœur, des coups de gueule, pourquoi pas des échanges. Un homme, un père, un fils et ceux qu’ils croisent.

Un peu violent comme titre, pourtant c'est mot pour mot le texto que m'a envoyer mon fils ce soir là.
Dans la panique, sur ce que je connais de la situation par ses mots à lui, je préviens immédiatement le Papou. Je lui explique ce message, je lui demande de prendre des nouvelles de son petit fils comme ça, [elle] ne prendra pas un coup de plus.
Oui, il parait qu'il ne faut pas que mon nom se glisse dans quoi que ce soit. Sinon ça tombe...
Notre cher Papou, aussi inquiet que moi, me rappel dix minutes plus tard. Il a des explications pas très claires, et surtout de gros problème de communication avec le lieu de vacance du fiston. A partir de ce moment là, le portable du fiston restera éteint.
Je mets immédiatement mon invitée à l'aise avec le dernier rebondissement de mon histoire sans fin. J’essais aussi, désespérément, de joindre la mère de mon fils.
Évidement impossible... Je laisse un, deux messages ou j’exprime mon inquiétude... Je précise aussi que mon inquiétude est très contagieuse, et se répands très vite.
Pas de nouvelles. Pourtant j'ai joint tous ceux qui veulent croire qu'il existe, encore, un lien entre elle et eux, même si elle ne leur a pas donné de nouvelle depuis deux ans. Une décision trace sa route au milieu des coups de téléphones : « Appeler les flics.»
Un premier appel en début de soirée. J'appelle pour un simple conseil, alors je dois dire que je suis surpris et satisfait de la réactivité. Je demande quand même, à être informé de ce que rapportera l'équipe qu'ils proposent d'envoyer.
Un deuxième appel, deux heures plus tard. Je m'excuse d'insister mais… Je me demande où en est l'équipe qui doit se rendre auprès de mon ex-femme ? Vous savez, celle qui, aux dires de son fils, se fait défoncer grave la tête ?
On me répond que c'est le 13 juillet et que c'est particulièrement chargé. Dés qu'ils peuvent, ils envoient une patrouille.
On me rappelle enfin, je pense qu’il n’est pas loin de minuit. On me demande si j'ai des nouvelles ou si on doit toujours envoyer quelqu'un… Je réponds non et encore non. C’est toujours impossible de joindre la mère ou le fils, mais vu l'heure, on peut espérer que c'est calme. Débarquer à cette heure aurait sûrement remis le feu aux poudres.
Le lendemain, toujours pas de nouvelles, toujours pas possible de les joindre. Heureusement, je ne suis pas seul, je crois que j'aurai tout cassé. D'autres viennent aux nouvelles et toujours rien à dire. Cette fois, je me déplace.
Je suis accueilli par un mec qui se fait volé la place par une de ses collègues féminine. Elle avait, d’une oreille, écouté la conversation. Elle gribouille quelques informations sur un bout de feuille, appelle une patrouille. Elle les oblige à se déplacer malgré leur manque évident de motivation. Elle me congédie, me promettant de me tenir au courant…
Je fini par avoir des nouvelles, on me confirme qu'il y a bien eu une petite histoire, que tout est rentré dans l'ordre, que mon fils va bien et qu'il va m'appeler très vite. On me dit aussi qu'il rentre le lendemain. C'est plus tôt que prévu mais on trouvera une solution sans problème.
Le coup de fils c'est fait attendre. Au final, c'est la maman qui m’appelle en cachette. Elle m’explique qu'elle avait été obligé d'éteindre le tél de notre fils pour que "l'autre" (ses propre mots) de le fiche pas en l’air. Elle me propose aussi de dire que notre fils est invité à l'anniversaire du voisin de ses grands-parents , donc obligé de rentrer plus tôt car... (19 ans le mec en question. Mes soirées concerts, c’est avec lui)
Bref, je dis oui. Peut importe les mensonges pour couvrir ce retour, l'important c'est le retour.
Et quel retour...