De simple moments de ma vie mis bouts à bout. Quelques brides de mes états d’âmes. Des coups de cœur, des coups de gueule, pourquoi pas des échanges. Un homme, un père, un fils et ceux qu’ils croisent.

Alors que je m’en veux de ce que j’ai fait, alors que j’étais parti avec une idée en tête et que je suis revenu en ayant fait tout le contraire, je suis en colère. Une colère qui ne s’amenuise pas…
Cette colère qui me ronge et que je déchaine contre moi, je te la dédie. Oui, elle est tienne, toi la femme avec qui j’ai partagé plus de quatorze ans de ma vie, toi la mère de mon enfant, toi qui m’a trahie et fait souffrir.
Je ne parle pas simplement de l’époque ou nous formions un couple, une famille, mais aussi de ce qui ce passe depuis que nous avons chacun nos vies. Tu as refait la tienne immédiatement. Il faut dire que tu avais commencé avant que la notre ne soit finie (du moins pour moi), mais à la moindre occasion tu sais te rappeler à moi. Seulement, ce n’est jamais pour le meilleur mais plus souvent pour le pire.
Tes problèmes d’argent, tes problèmes de couple, tout est bon pour faire irruption dans ma vie, sans prendre la mesure de ce que cela va impliquer pour moi, pour mes sentiments, pour ma vie. Comme avant, tu vie ta vie et tu sais que je suis là pour gérer les coups durs, surtout quand notre fils est impliqué… Je ne sais pas pourquoi , mais j’ai l’impression parfois, que tu le fais exprès juste pour me pourrir l’existence.
Tu as toujours su que je n’étais pas d’une nature très confiante, tu me connais par cœur et peut être mieux que je ne me connais moi-même, tu sais t’imposer face à moi car tu sais que je vais mettre le bien-être des autres avant le mien et aujourd’hui voila ou j’en suis…
A la recherche de la femme qui te ressemblera le moins possible, aussi bien physiquement que psychologiquement. A la recherche de cette femme parfaite comme dans les films ou les magazines, alors qu’elle n’existe pas mais me fait passer à coté de cette autre. A courir après cette jeunette, toute belle, qui ne m’accordera qu’une nuit et me faisant passer à coté de celle, certes moins parfaite, avec les défauts d’une femme de son âge, le comportement d’une mère qu’elle est, mais aimante.
Donc voila, je voulais, ici, te remercier publiquement, toi la mère de mon fils, pour cette peur de m’engager, pour cette colère, que je retiens comme le résultat de notre relation passée et présente.