De simple moments de ma vie mis bouts à bout. Quelques brides de mes états d’âmes. Des coups de cœur, des coups de gueule, pourquoi pas des échanges. Un homme, un père, un fils et ceux qu’ils croisent.
Oups non pardons, ce n’était pas mon mariage mais celui ou je suis allé.
Moi, je ne suis pas motivé à sauter le pas et il faut encore que je cherche et trouve La Femme.
La journée du samedi a débuté tôt, après une nuit sans trop de sommeil et quelques verres un peu forts. Un petit détour de l’autre coté de la ville pour aller chercher un pote descendu de Paris (le pauvre un mariage à la campagne), trois quarts d’heures de route pour faire le point sur cinq années sans se voir et deux sans se parler (Merci Mr le président) et nous voila arrivé au Centre Culturel de Nulle part.
On retrouve les fidèles, moins nombreux chaque année, on retrouve « nos mamans » pour mettre en place la salle. Des remarques désobligeante de toutes ces dames qui trouvent que j’ai encore maigris (c’est faut !).
En retard, une bière à la main, on fini par aller ce changer pour attaquer la vraie journée. Madame la maire s’impatiente derrière les vitres tandis qu’on attend la mariée qui ce fait désirer comme à son habitude.
20 minutes à la Mairie, une heure et quart à l’église (y’en a un des deux qui nous a eu…), direction la séance photos au bord de l’eau. Pendant que les mariés sont coincés devant l’objectif, quatre marioles s’éclipsent direction la buvette du coin pour échanger souvenirs et rires à l’abri du soleil. Ca y est, nous avons commencé à trinquer en l’honneur des mariés, mais sans eux…
La soirée bats sont plein, la disco-modile… pardon le Dj chauffe l’ambiance, PpP en mode ou sont les célibataires ? Ok 3 ou 4, en comptant celle qui était censé être à mon bras pour cette date, et là quelques veuves (pardon)… heu… il est où le bar ?
La nuit avance, la salle ce vide par tranche d’âge successive. Les enfants sont trop heureux de s’endormir comme des clochards, à la belle étoile, sous une avancée de toit. Mais là,un hic dans la soirée du PpP, surement le manque de sommeil, l’alcool qui commence à remplacer le sang mais surtout Mme SaConne.
Comme chaque fois, un verre de trop dans le nez, Mme SaConne commence à ouvrir sa bouche, décide à la place de tous le monde, dicte ses volontés, aboie des ordres, et phagocyte la soirée de son homme (mon meilleur ami). Et moi pauvre PpP impuissant, je le vois bouillir mais ne rien dire, je boue mais ne dis rien.
Seulement cette femme me sort pas les yeux, mes nerfs lâchent et plutôt que de lui en mettre plein la tête (ça sert a rien elle va juste faire son caliméro), je me chope la bonne migraine. C’est parti pour trois heures seul dans la voiture, dans le noir.
Je rejoins les irréductibles vers six heure du mat, mais je pense avoir manqué beaucoup de choses. S’en suit une longue matinée autours de plusieurs cafés, croissants, discutions, fou-rires avant de retourner faire le ménage et de tout ressortir pour midi.