De simple moments de ma vie mis bouts à bout. Quelques brides de mes états d’âmes. Des coups de cœur, des coups de gueule, pourquoi pas des échanges. Un homme, un père, un fils et ceux qu’ils croisent.
Je me suis décidé la semaine dernière a poser quelques mots sur cette fameuse nuit ou mon ex m’a appelé. Dans le même temps, je discutais autour d’un panini avec ma collègue Mlle JadoreSesYeux. On en était a ce dire que ce n’était vraiment pas une semaine terrible, moi, je relativisais mes malheurs aux vus des siens, quand elle me demanda si j’avais des nouvelles de la mère de mon fils.
Pour avoir des nouvelles, j’en avais des nouvelles, mais pas des bonnes. Avec ce que j’ai sur le cœur, j’avoue que ce n’est pas dur d’en parler, ca permet d’évacuer la peur, les doutes et la colère. Cette histoire d’alcool, de violence conjugale, de gestes brusques envers ce bébé, que je ne connais qu’en quelques mots raconté entre deux sanglots me tourne dans la tête.
Il est évident que la violence n’est pas excusable, mais qui suis-je pour mettre mon nez au milieu de leurs affaires. Je sais en plus par expérience, que j’aurais bon m’en mêler, rien ne changera. Seule la mère de mon fils a le pouvoir de faire changer les choses, à elle de décider que c’est fini, à elle de partir, à elle de dénoncer son homme. Si c’est moi qui agis, la seule chose que je vais y gagner c’est soit de me la mettre à dos, soit apporter de l’eau au moulin de son homme et de le rendre encore plus vindicatif.
Il y a des années, ma voisine était dans une situation plus ou moins identique, la seule chose que je pouvais était d’être présent quand elle en avait besoin. Je me suis retrouver plusieurs fois avec son fils de 3 ans dans les bras en pleine nuit, pendant qu’elle remontait « affronter » son mari, mais refusant que j’appel qui que ce soit.
Un jour ou les cris, les pleures et les coups ont dépassé les limites (quelle limites ?), j’ai appelé le commissariat de quartier. Ils m’ont donné la même réponse que SOS femme battue : « C’est à elle d’appeler, sinon on ne peu rien faire ». Très drôle comme réponse quand on sait que le téléphone de cette femme gisait dans mon jardin, encore accroché à un bout de placo arraché du mur…
A final, c’est en parlant le l’enfant auprès des pompiers que les choses ont bougé et que nous avons vu arriver les flics. Pourtant, ce n’était toujours pas ce jour la que cette femme à ouvert les yeux sur son mari...
Tout ça pour dire que je pense avoir conscience de ce qui ce passe là bas, qu’il est question d’une femme qui compte pour moi mais que je suis impuissant face à la situation. Que la seule chose que je peux faire, c’est d’être a l’écoute, d’être présent chaque fois qu’elle le demandera, le l’aider à avancer quand elle le voudra, de la soutenir quand elle osera faire ce qu’il faut.