De simple moments de ma vie mis bouts à bout. Quelques brides de mes états d’âmes. Des coups de cœur, des coups de gueule, pourquoi pas des échanges. Un homme, un père, un fils et ceux qu’ils croisent.
Réveille tranquille après une bonne nuit et une excellente soirée.
J’avais pris le risque de sortir en métro, mais à l’heure ou je suis rentré, il n’y en a plus pour me reconduire jusqu'à mon quartier. Donc retour vers 1 heure du matin, raccompagné par une charmante brune jusque devant chez moi. Je pense que j’aurais pu me permettre de l’inviter à entrer quelques minutes ou plus si affinité, j’aurais peut-être du le faire seulement je n’ai pas encore la tête à ça.
Mes pensées sont encore ailleurs (en plus j’ai fait du ménage dans mes contacts, a tord ou a raison), et même si mon corps réagit, c’est toujours ma tête et mon cœur qui le commande.
Au réveil, comme tous les matins depuis quelques jours, je me connecte sur msn pour faire un petit coucou à mon frangin. Ce p’tit con de 18 ans est parti pour un peu plus d’un mois sur la côte ouest des Etats-Unis, 8h du matin pour moi, minuit pour lui, c’est une bonne heure pour un clin d’œil. J’en profite pour dire bonjour à la charmante brune de la veille qui vient se connecter aussi puis je fonce au boulot limite en retard.
A peine arrivé, bim, bam, boum… « PpP, faut livrer le 3 volets de MrPersonnenel’aime ce soir » « PpP, ou t’en est avec le 60 pages ? Faut avancer… » « Hey PpP, tu va rire mais faut que je livre les tarifs des pompe funèbre demain, tu peux me les faire ? » Mais bien sûr que je peux tout faire avec un machine en panne la veille, j’ai évidement pas de retard…
Comble de la matinée, Mr Photographeamateur, photographe professionnel, me tombe dessus en m’engueulant parce qu’il doit refaire tous les clichés pour une de ses clientes et qu’il estime que c’est ma faute. Je veux bien être responsable de toutes la misère du monde, mais franchement j’y suis pour rien si quand j’ai fait venir sa cliente pour définir avec elle le travail que j’avais à faire, elle à trouver les photos mauvaises.
Et le voila qu’il me reproche de ne pas avoir fait les retouches sur ses photos, non mais oh, il a quand même le droit de finir son boulot plutôt que de l’imposer aux autres… C’est comme si, quand on change les pneus d’une voiture, le mécano monte les pneus puis nous dis : « Voila la machine pour l’équilibrage, et là vous avez le gonfleur. »
Voila maintenant plus de 10 heures que je ne décolère pas, éventuellement le temps de la pause déjeuné et encore. Rajouter à ça une nouvelle panne machine en fin d’après midi et qu’il a fallu arroser le jardin et les plantes de mes parents qui sont partis en vacances (45mn mini). Pour ne pas être seul dans cette dernière épreuve et aussi pour le plaisir, j’ai failli me prendre un otage pour m’aider, mais je suis trop gentil ou trop con, et je ne l’ai pas fait, j’ai reconduit la demoiselle chez elle… dommage…
Me revoilà chez moi, plein de cette colère que je n’arrive pas a évacué, en manque d’une présence, de bras, d’amour ; certain je me rouvrirais sur le monde, que je retrouverais mon calme si je n’étais pas seul.