De simple moments de ma vie mis bouts à bout. Quelques brides de mes états d’âmes. Des coups de cœur, des coups de gueule, pourquoi pas des échanges. Un homme, un père, un fils et ceux qu’ils croisent.

Ma voiture est un vrai chantier, à peu près dans le même état que mon appartement ou ma vie, surtout depuis ce week-end juste après mes vacances…
C’était un week-end de merde, outre la météo qui c’est mise en travers de mes projets en faisant tomber toute cette neige, cette rencontre qui a bouleversée ma vie et ma voiture qui est restée planté sous la neige sans vouloir démarrer…
Franchement, je ne suis pas mécano et rien que pour démonter la batterie, j’ai du trimbaler tous mes outils et passé une bonne heure à démonter ce qui me gênait pour accéder là ou je voulais. Une nuit branchée sur le secteur et tout est revenu en ordre… Enfin presque car depuis, j’ai les caches moteurs partout à l’arrière et dans le coffre l’ensemble de mes outils.
Ce soir j’ai décidé de ranger un peu, du moins de sortir ce qui était dans mon coffre et surprise, je découvre une poche qui traine là depuis noël. Tellement de cadeaux, que mon fils ne c’est même pas aperçu qu’il en restait dans la voiture. Moi non plus d’ailleurs…
Déballant cette trouvaille dans mon séjour, je retrouve deux BD et le kit de ping-pong transportable du fiston et une grande boite noir. Dessus, en gros, réaliser avec un verni sélectif brillant sur le fond mat (on voit le professionnel), le mot «Jules».
Glops… Je sais très bien ce qu’il y a dedans, un sweet, un T-shirt, un shorty et une paire de chaussettes. Je ne saurais pas dire à quoi ça ressemble, je ne me suis pas attaché à ça le soir de noël, je prenais plus de plaisir a regarder les autres déballer leurs cadeaux.
La seule chose que je sais, c’est que c’est moi, le moi que je suis devenu depuis que je suis/était avec Moa, le moi qui me correspond bien en ne voulant pas ressembler à un vieux de bientôt quarante ans.
La boite traine là toute la soirée, sur la grande table, fermée.
Je me dis qu’il faut que je l’ouvre, que je passe tout ça à la machine afin de pouvoir en profiter mais je n’y arrive pas. La soirée ce passe, mon moral n’est pas au plus haut, loin de ça, mon regard se pose régulièrement sur la boite avant de retourner à ce que je fais. Je me décide enfin.
J’ouvre, et jette tout dans la machine après avoir lu sur les chaussettes :